
Les laits végétaux ont le vent en poupe. Amande, riz, soja… Les magasins proposent un choix de plus en plus large, au point que les consommateurs non avertis sont même parfois dubitatifs face à cette tendance censée remplacer le traditionnel lait de vache du petit-déjeuner : pourquoi ce changement ? S’agit-il d’un effet de mode ? Est-ce vraiment meilleur pour la santé ? Et mon calcium dans tout ça ? C’est l’heure de faire le tri entre croyances et vérités.
Le lait a mauvaise presse chez les adeptes de la santé naturelle. Les naturopathes sont les premiers à conseiller d’en limiter la consommation. Et c’est le bon sens qui semble déterminer cette position. Aucun grief particulier à l’encontre de nos généreuses vaches normandes, mais ce qui est bon pour leurs petits, l’est-il nécessairement pour nous ?
Chez les mammifères, le lait constitue l’alimentation des nourrissons. Une nourriture parfaite pour apporter tous les éléments nutritifs nécessaires à un bon développement. Le problème se pose lorsque l’adulte continue à se nourrir comme s’il était dépendant des bienfaits du lait maternel.
En grandissant, les besoins changent, le système digestif se modifie et ce qui était bon pour nous ne l’est plus forcément. Hormis l’être humain, connaissez-vous beaucoup d’animaux sevrés qui persistent à téter leur mère ?
Alors certes, le lait a des qualités gustatives indéniables, il est associé au plaisir, à la douceur de l’enfance, au réconfort. Mais au vu des désagréments qu’il fait subir à notre organisme, en consommer tous les jours est une hérésie. Sur le banc des accusés : trois malfaiteurs coupables de mettre un sacré bazar dans notre système digestif et immunitaire.
LAIT –
Accusé numéro un, levez-vous !
Bien connu de ceux qui souffrent de maux de ventre ou de nausées après avoir bu un verre de lait, le lactose n’est autre que le sucre du lait. Pour le digérer, notre intestin grêle produit de la lactase, une enzyme qui fragmente le lactose en sucres simples facilement assimilables (glucose et galactose).
Or, la production de lactase, très présente chez les nourrissons, diminue avec l’âge. Seulement 25 % des adultes produisent suffisamment de lactase pour continuer à bien digérer le lait, et ce jusqu’à un quart de litre par jour maximum. Pour les 75 % restants, on parle d’intolérance au lactose*.
Mieux vaut alors consommer le lait caillé, sous forme solide comme dans les yaourts et les fromages. Autre alternative : le kéfir qui, grâce à la fermentation, réduit la teneur en lactose du lait.
LAIT DE VACHE –
Accusé numéro deux, à la barre !
Le lait de vache contient plus de trente protéines, toutes potentiellement allergisantes. Parmi elles : la caséine. On en retrouve environ 30 g/L dans le lait de vache et 9 g/L dans le lait maternel. Chez l’enfant, l’allergie aux protéines de lait de vache est la première à apparaître*. En termes de volume, c’est la quatrième allergie alimentaire chez l’enfant, derrière l’œuf, l’arachide et le poisson. Elle touche environ 7,5 % de nos chères têtes blondes.
Problème, des biscuits aux sauces toutes prêtes en passant par les charcuteries industrielles, la caséine est loin de se faire rare. Plus surprenant, elle est aussi utilisée pour fabriquer des colles, des adhésifs et des matières plastiques ! Voilà qui aurait peut-être pu nous mettre la puce à l’oreille…
Vous noterez qu’en plus de son potentiel allergisant, la caséine augmente considérablement les pathologies inflammatoires et favorise l’acidose tissulaire.
VEAU –
Accusé numéro trois, présentez-vous !
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